무너지는 날들

그리고 다시 세워지는 마음

by 오늘도


어느 순간 돌아보니
나는 두 아이의 엄마가 되어 있었다.

출산 후 며칠 지나지 않아 퇴원을 했고,
남편은 일주일간 출산휴가로 우리 곁에 머물렀다.

그 짧은 기간 동안
첫째의 주 양육자는 나에서 남편으로 바뀌어 있었다.
나는 작은 아이를,
그는 큰 아이를 돌보며
잠시나마 균형을 잡은 듯한 시간이 있었다.






하지만 남편이 다시 출근한 날,
그 균형은 너무 쉽게 무너져 내렸다.

문이 닫히는 소리가 사라지기도 전에
첫째는 울음을 터뜨렸다.

소리치고, 바닥에 드러눕고,
밥을 먹고 나서도 울고,
낮잠에서 깨서 또 울었다.

아침 10시부터 오후 4시까지 이어진 울음 끝에
나는 결국,
내 안에서도 한 번도 들어본 적 없는 소리를 내지르고 말았다.


“그만해!!!”



순간,
내가 낸 소리에

내가 가장 먼저 놀랐다.



몸도, 마음도 아닌—

어디선가 깊은 곳이 찢어지는 듯한 소리.

그 소리는 사실

아이를 향한 것이 아니라

단 한순간도 쉬지 못한 나 자신에게 던진 절규였다.






둘째도 첫째 때처럼 모유수유를 했다.
한 번은 수유 중인데
혼자 화장실을 갈 줄 모르는 첫째가
급하게 다리를 동동거리며 나를 불러댔다.

갓난아이를 품은 채
또 다른 아이를 달래는 일—
그것은 예상보다 훨씬,
상상했던 것보다 훨씬 더 큰일이었다.

게임으로 치자면,
혼자 사는 건 레벨 1,
누군가와 함께 사는 건 레벨 2,
아이를 키우는 건 레벨 4,
그리고 두 아이를 케어하는 건 레벨 10—
단계가 순식간에 튀어 오른 세계였다.

밤낮 없이 이어지는 돌봄 속에서
내 여유는 바닥을 드러냈다.

여유가 없으니
그 누구에게도 부드러울 수 없었다.
아이에게도, 남편에게도,
무엇보다 나 자신에게도.

피로는 감정의 뿌리까지 잠식해 들어왔다.

그럴수록
내 마음속 오래된 상처들이 다시 살아나
그에게 향하는 독한 말로 변했다.


“내가 그냥 하면 되지.”
“이해하고 넘어가자.”


그렇게 스스로를 달래며 넘겼던 일들이—


“왜 나만 이 모든 것을 떠안아야 하지?”
“왜 나는 늘 버티고 있어야 하지?”



답이 없는 질문이 되어

계속해서 나를 찔렀다.



그리고 그 질문들은

날카로운 말이 되어

그에게 화살처럼 날아갔다.



우리는 점점 멀어졌고,

대화는 잃어갔으며,

오해는 악순환처럼 반복됐다.






힘든 날이었다.
정말, 너무 힘든 날들이었다.

그리고 그럴 때마다
예전에 그가 했던 말들이
다시 나를 찔렀다.

도망치고 싶었고,
끝내고 싶었다.

“왜 나만 이 모든 걸 지탱해야 하지?”

육아도, 살림도,
그리고 가정의 재정 절반도
내가 맡고 있었다.

억울함과 분노가
파도처럼 밀려왔다.





하지만 그럴 수 없었다.

아빠와 놀며 깔깔대는 첫째.
아빠의 손길을 충분히 받지 못했는데도
“아빠”라는 말을 먼저 배워버린 둘째.

아이들은 그렇게 웃고 있었다.

나는 그 웃음 앞에서
도망칠 수도, 끝낼 수도 없었다.
울컥했고,
마음을 다시 다잡으려 애썼다.






그렇게 버티는 동안
마음속 깊은 곳에서
아주 미세한 균열이 생기기 시작했다.

지금의 이 삶을
그저 ‘당연한 희생’으로 버티기에는
너무 많은 것을 갉아먹고 있다는 것.

이대로는
계속 갈 수 없다는 것.

그리고 결국—
무언가 변해야 한다는 것.






삶은 때때로
나를 완전히 무너뜨린 뒤에야
새로운 질문을 건넨다.

그때는 몰랐다.
그 작은 균열이
나를 다시 세우는
첫 번째 신호였다는 것을.


당신의 마음에는 지금,
어떤 균열이 일고 있나요?







Les jours qui s’effondrent,

et le cœur qui se relève



Un jour, en me retournant,

j’ai réalisé que j’étais devenue la mère de deux enfants.


Quelques jours après l’accouchement,

j’ai quitté l’hôpital,

et mon mari est resté une semaine en congé de naissance

pour être auprès de nous.


Pendant ce court moment,

le rôle principal auprès de notre aînée

était passé de moi à lui.

Je m’occupais du nouveau-né,

il s’occupait de la grande,

et nous semblions retrouver un fragile équilibre.








Mais le jour où il est retourné travailler,

cet équilibre s’est effondré

avec une facilité désarmante.


À peine la porte s’était-elle refermée

que notre aînée s’est mise à pleurer.


Elle criait, se jetait au sol,

pleurait après le repas,

pleurait en se réveillant de la sieste,

pleurait encore, sans raison.


De dix heures à seize heures,

les pleurs n’ont jamais cessé.


Et à la fin,

j’ai laissé sortir une voix

que je n’avais jamais entendue en moi.


« ARRÊTE !!! »


Sur le moment,

c’est moi qui ai sursauté la première.

Ce n’était pas mon corps qui parlait,

ni même ma raison —

c’était quelque chose de plus profond,

comme une déchirure intérieure.


Cette voix-là,

ce n’était pas contre mon enfant.

C’était le cri

de celle qui n’avait pas eu une minute pour respirer

depuis si longtemps.







Comme pour ma première,

j’allaitais aussi mon deuxième enfant.




Un jour, alors que j’étais en plein allaitement,

l’aînée, incapable d’aller seule aux toilettes,

me suppliait en tapant du pied.


Tenir un nourrisson d’un bras

tout en gérant l’autre enfant de l’autre main —

c’était infiniment plus difficile

que je ne l’avais imaginé.


Si la vie était un jeu vidéo,

vivre seule serait le niveau 1,

vivre à deux le niveau 2,

élever un enfant le niveau 4,

et s’occuper seule de deux petits…

le niveau 10.

Une montée brutale dans un monde trop exigeant.


Dans ces journées sans jour ni nuit,

ma réserve intérieure s’est vidée.








Et sans réserve,

on ne peut être doux avec personne —

ni avec les enfants,

ni avec le conjoint,

ni même avec soi-même.


La fatigue a commencé à ronger

les racines mêmes de mes émotions.


Et peu à peu,

de vieilles blessures que je croyais enfouies

sont revenues me frapper.


Les phrases que j’avais autrefois avalées —


« Je vais le faire moi-même. »
« Laisse passer. Ce n’est pas grave. »


se transformaient maintenant en questions aiguës :


« Pourquoi moi ?
Pourquoi est-ce toujours moi qui dois tout porter ? »


Ces questions tournaient en boucle

et me transperçaient.


Et plus elles revenaient,

plus mes mots devenaient des flèches

dirigées vers lui.


Nous nous éloignions.

Les conversations disparaissaient.

Les malentendus se répétaient

comme une mauvaise série.






C’étaient des jours difficiles.

Vraiment trop difficiles.


À chaque fois,

des paroles anciennes et blessantes

revenaient flotter en moi.


J’avais envie de fuir.

De tout arrêter.


« Pourquoi dois-je porter tout ça, seule ? »


Je gérais le quotidien,

une grande partie de la maison,

et même une part importante

de nos finances.


La colère et la lassitude

me submergeaient comme des vagues.







Mais malgré tout cela,

je ne pouvais pas tout laisser tomber.


Quand je voyais notre aînée

rire aux éclats en jouant avec son père.


Quand j’entendais notre bébé

dire « papa » avant même d’avoir reçu assez de sa présence.


Ces images-là

me retenaient.

Elles me ramenaient en moi,

me donnaient juste assez d’air

pour tenir un peu plus longtemps.








Et c’est dans ces jours-là,

au milieu même de l’épuisement,

qu’une fissure infime

a commencé à se former en moi.


Une intuition timide.



Cette vie-là
ne peut pas continuer ainsi,
comme si mon sacrifice allait de soi.


Elle me grignote trop.

Elle me prend trop de lumière.

Trop de moi.


Je ne peux pas rester ainsi.

Je ne peux plus.


Quelque chose doit changer.

Et cette pensée,

aussi faible soit-elle,

était le premier signe

d’un renouveau qui commençait à peine.







Parfois, la vie nous laisse
nous effondrer entièrement
avant de déposer entre nos mains
une nouvelle question.

Ce jour-là, je ne le savais pas encore.
Mais cette petite fissure
était le tout premier signal
de ma reconstruction.


Et vous —
quelle fissure traverse en ce moment
votre cœur ?