다시 하는 사랑은, 나에게로

by 오늘도


아쉽게도
이 이야기는 현실 속 이야기라
동화처럼
“그 후로 그들은 행복하게 살았습니다.”
로 끝나지 않는다.


여전히 나는 그와 싸운다.
마음이 맞는 순간보다
어긋나는 순간이 더 많다.


하지만
그동안 폭발하듯 화를 내서였을까.
아주 조금씩,
그도 달라지고 있다.


아직 내 마음의 기준에는
한참 모자라지만,
작은 노력이 보일 때면
나는 그만큼만
마음을 내려놓아 본다.






“나도 하고 싶은 게 있으니까.

월, 화, 수는 당신이 첫째 재워.”


그렇게 말하고 나서

엄마랑 자고 싶다고 울던 아이를

두 눈을 꼭 감고

떼어놓았다.


방 문을 닫고

작업실 불을 켰다.


그 밤이

내 첫 번째

엄마의 밤이었다.






아이들이 잠든 집.

조용한 공기.


컴퓨터를 켜고

깜빡이는 커서 앞에서

글을 쓰기 시작했다.


글을 쓰는 동안,

나는 처음으로

우리 관계를

조금 떨어진 자리에서

바라보고 있었다.


이 글은

남편을 흉보기 위해 쓴 글도,

결론을 내기 위한 글도 아니었다.


관계를 설명하기 위해서도,

나를 변호하기 위해서도 아니었다.


그저

지금의 내가

어떤 상태인지

솔직하게 적어 내려간 기록이었다.




이상하게도
그 시간이

나를 조금씩

되돌려 놓고 있었다.


처음부터 지금까지의 관계를

제삼자의 시선으로 바라보며

나는

나를 조금 덜 미워하게 되었다.


이 이야기가

어떤 결론으로 끝나게 될지는

아직 모른다.


관계를 끊는 일은

생각보다 쉽다.


그렇게 생각하니

오히려

마음이 가벼워졌다.




처음엔 너무 힘들었던

아이 둘을 돌보는 일도

아이들이 자라면서

조금씩

괜찮아지고 있다.


무엇보다

두 아이가

서로를 바라보며

웃고 노는 모습을 볼 때면

그래도

둘을 낳길 잘했다고

조용히 미소 지어 본다.





어쩌면 우리는
다른 사람 안에서

나를 찾으려 하는지도 모른다.


그가 변한다면,

그가 따뜻한 말을 건넨다면,

그것으로 충분히

행복해질 수 있을 거라

믿었던 적도 있었다.


좋은 아내가 되고 싶었고,

좋은 엄마가 되고 싶었다.


하지만

그 어떤 역할도

내 안의 빈자리를

채워주지는 못했다.





어쩌면

처음부터 알고 있었던 사실이

이제야

수면 위로 올라온 것일지도 모른다.


그 빈자리는

처음부터

내가 채워야 했다는 것을.






나는 이제
나를 위해 글을 쓰고,

나를 위해 음악을 만들고,

나를 위해 시간을 쓴다.


여전히

엄마이고,

여전히

아내이지만,


이제는 그 앞에

**‘나’**라는 이름을

먼저 붙이려 한다.






사랑은
반드시

누군가를 향해야만

사랑일까?


아무도 보지 않아도

나를 위해 운동을 하고,

아이들이 잠든 밤

글을 쓰고,

오늘의 나를

어제의 나보다

조금 덜 미워하는 일.


그런 것들도

사랑이라 부를 수 있다면,

나는 지금

사랑을 다시 배우고 있는 중이다.





상대를 이해하기 전에

내 감정을 먼저 묻는 법.


괜찮은 척하기보다

괜찮지 않다고

인정하는 법.


모든 걸 잘하려 애쓰기보다

천천히, 꾸준히

나를 돌보는 법.


다시 하는 사랑은

관계를 붙잡는 일이 아니라,

나를 놓치지 않는 일일 것이다.




나는 아직

서툴고,

여전히 흔들리고,

아직도 단단하지 않다.


하지만 적어도

이제는 안다.


사랑을 다시 시작한다면,

그 시작은

항상

나여야 한다는 것을.


나는

오늘도

단단해지는 중이다.






나의 아픈 과거도,
나의 어떤 선택도
후회하지 않으려 한다.

그 모든 시간이
지금의 나를 만들었으니까.

나는 지금,
내가 조금씩
마음에 든다.









Recommencer l’amour, vers moi


Malheureusement,
cette histoire appartient au réel.
Elle ne se termine pas comme un conte,
par la phrase :
« Et ils vécurent heureux pour toujours. »


Je me dispute encore avec lui.
Il y a plus de moments où nos cœurs se décalent
que de moments où ils s’accordent.


Mais peut-être
parce que j’ai longtemps explosé de colère,
lui aussi,
change un peu.

Très lentement.


Il est encore loin
de ce que mon cœur attendrait,
mais quand je perçois
le moindre effort,
j’essaie, à cette mesure-là,
de relâcher un peu ma prise.






« Moi aussi, j’ai des choses que j’ai envie de faire.
Lundi, mardi, mercredi,
c’est toi qui couches notre aîné. »


Après avoir dit ça,
j’ai séparé mon enfant
qui pleurait en disant
qu’il voulait dormir avec moi.
Les yeux fermés très fort.


J’ai refermé la porte,
allumé la lumière de mon atelier.


Cette nuit-là
est devenue
ma première
soirée de mère.






La maison endormie.

Le silence.


J’ai allumé l’ordinateur.

Devant le curseur qui clignotait,

j’ai commencé à écrire.


En écrivant,

pour la première fois,

je regardais notre relation

d’un peu plus loin.


Ce texte

n’a pas été écrit

pour critiquer mon mari,

ni pour tirer une conclusion.


Il n’était pas là

pour expliquer une relation,

ni pour me défendre.


C’était simplement

un récit honnête

de l’état dans lequel je me trouvais,

à cet instant précis.






Étrangement,

ce temps-là

me ramenait peu à peu

à moi-même.


En observant notre histoire

du début jusqu’à aujourd’hui

comme une tierce personne,

j’ai commencé

à me détester un peu moins.


Je ne sais pas

comment cette histoire se terminera.


Mettre fin à une relation

est, finalement,

plus facile qu’on ne le croit.


Penser cela

a rendu mon cœur

un peu plus léger.






S’occuper de deux enfants,

si épuisant au début,

devient peu à peu

plus supportable

à mesure qu’ils grandissent.


Et surtout,

quand je les vois

se regarder, rire et jouer ensemble,

je souris doucement,

en me disant

que j’ai bien fait

de les mettre au monde tous les deux.





Peut-être que nous cherchons parfois

à nous retrouver

à travers quelqu’un d’autre.


J’ai cru qu’il suffirait

qu’il change,

qu’il me dise quelques mots doux,

pour être heureuse.


Je voulais être

une bonne épouse,

une bonne mère.


Mais aucun rôle

n’a jamais pu

combler le vide en moi.




Peut-être que je le savais

depuis le début,

au fond de moi,

et que cette vérité

remonte seulement aujourd’hui

à la surface.


Ce vide,

c’était à moi

de le remplir.





Aujourd’hui,

j’écris pour moi.

Je crée de la musique pour moi.

Je prends du temps pour moi.


Je suis toujours mère,

toujours épouse,

mais désormais,

je mets d’abord

le nom « moi »

devant tous les autres.






L’amour

doit-il forcément

être dirigé vers quelqu’un ?


Faire du sport pour soi,

même quand personne ne regarde.

Écrire la nuit,

quand les enfants dorment.

Détester un peu moins

la personne que l’on était hier.


Si tout cela peut aussi s’appeler amour,

alors

j’apprends, en ce moment,

à aimer à nouveau.






Apprendre à écouter mes émotions

avant d’essayer de comprendre les autres.

Admettre que ça ne va pas,

plutôt que de faire semblant.

Cesser de vouloir tout réussir,

et me prendre en charge

lentement,

régulièrement.


Recommencer l’amour,

ce n’est pas retenir une relation,

c’est ne pas me perdre moi-même.





Je suis encore maladroite.

Je vacille encore.

Je ne suis pas encore solide.


Mais au moins,

je le sais maintenant.


Si je recommence l’amour,

son point de départ

devra toujours être

moi.


Je suis,

aujourd’hui encore,

en train de devenir plus solide.





Même mes blessures passées,
même chacun de mes choix,
je ne veux plus les regretter.

Tout cela
a fait de moi

la personne que je suis aujourd’hui.

Et, peu à peu,
je commence
à m’aimer davantage.