화성에서 온 남자, 금성에서 온 여자

우리는 정말 서로를 알고 있을까?

by 오늘도


'어떻게 이 말을 그렇게 이해할 수 있지?'


뜨거웠던 사랑이 일상이 될 무렵,

그의 말이 낯설게 느껴지기 시작했다.


같은 언어로 이야기하고 있는데,

어딘가 어긋난 느낌.

뉘앙스도, 표현도 조금씩 다르다.

같은 말을 해도,

서로 다른 이야기를 하고 있는 것 같았다.


나는 그와 그의 언어로 대화한다.

하지만 그 언어는 내 모국어가 아니다.

그래서 어떤 날엔,

내가 정말 하고 싶은 말이

그에게 제대로 닿지 않은 것처럼 느껴진다.



그럴 때면 문득 이런 생각이 든다.

'내가 알고 있다고 믿는 그 사람은, 정말 그 사람일까?'




한국에서는 ‘고마워’라고 말한 뒤,
굳이 ‘천만에’라는 대답을 기다리지 않는다.
말이 없어도, 그 마음을 이미 알고 있기 때문이다.

누군가 재채기를 해도,
‘à tes souhaits (아떼수에)’ 같은 말로 반응하진 않는다.
아무 말 없이 물 한 잔을 내밀어주는 그 조용한 배려 속에 한국의 다정함이 숨어 있다.

감정을 굳이 말로 확인하지 않아도
서로의 마음을 짐작하는 데 익숙하다.
그게 한국식의 다정함이다.

말보다 마음이 먼저 움직이는 나라,
나는 그런 곳에서 자랐다.

하지만 프랑스에서는 모든 감정을
말로 완성해야 했다.
“고마워.” 다음에는 “de rien (드 히앙)”이 따라야 하고,
침묵은 배려가 아니라 거리로 느껴졌다.
그 차이를 이해했지만,

일상이 되기까진 시간이 걸렸다.






‘우리 집’, ‘우리 가족’, ‘우리 남편’
어릴적부터 우리가 익숙하게 들어온 말들.

내가 속한 관계조차
‘나’보단 ‘우리’를 먼저 꺼낸다.
그 말 속에는 함께라는 안심과 따뜻한 '정'이 묻어난다.

‘우리’ 안에 있으며 보호받고, 이해받고,
혼자가 아니게 된다.

함께 밥을 먹는 것,
같이 힘들어하는 것,
감정을 나누는 것은
따뜻한 애정의 표현이다.

말하지 않아도,
서로의 마음을 짐작하며,
“괜찮아.” “화이팅!”이라는 말 속에
‘내가 널 이해해.’, ‘네가 힘들지 않았음 좋겠어.’ 같은
말들이 숨어있는 나라.







프랑스는 ‘나’를 중심으로 돌아갔다.

내 남편, 내 아이, 내집

이건 이기심이 아니라
나라는 존재의 존중이였다.

상대를 밀어내는 말이 아닌,
“나 여기 있어.”
나를 확인하는 방법.

‘개인’이 존중될 때
비로소 진짜 관계가 완성 된다고 믿었다.
(물론 어디나 예외는 있다. 그렇지 않은 사람도 당연히 있다.)

공감보다 진실,
배려보다 솔직함.

‘함께- 우리’보단
‘나와 너’의 경계를 먼저 내세운다.





“우리가 함께니까 괜찮아.”
한국은 말한다.

“우리가 다르지만, 함께할 수 있어.”
프랑스는 말한다.

두 아름다운 말은
서로 틀린것이 없다.

하지만 ‘우리’라는 정서 안에서 자란 나는,
그의 ‘나’ 안에서 자주 상처받았다.

그리고 화가 나면,
혼자만의 동굴로 들어가는
그의 침묵이 힘들었다.
화가 풀린 뒤에도 그는 아무 말 없이 일상을 이어갔다.

그의 침묵은 그에게 ‘쉼’이었지만,
나에겐 ‘거리’로 느껴졌다.

그의 말이 좋아 결혼을 결심했지만,
결혼 후 그 말은 점점 줄어들었다.
세상과는 여전히 잘 이야기하면서도
나와는 점점 조용해졌다.

그땐
그의 침묵이 ‘쉬고 있음’이 아니라
'사랑하지 않음’이라 여겨졌다.

나의 언어는 공감이었고,
그의 언어는 침묵이였다.






사람은 누구나
자신만의 방식으로 세상을 보고,
사람을 이해한다.

나는 그를 내 방식대로 이해하고,
그는 나를 그의 언어로 해석한다.

여자와 남자는 사고방식도,
감정을 표현하는 방식도 참 다르다.
그래서 ‘화성에서 온 남자, 금성에서 온 여자’라는 말이
생긴 게 아닐까.

그 차이에 더해,
우리에겐 다른 문화,
다른 언어라는 간극까지 있다.

말은 전해졌지만,
마음은 온전히 전해지지 않는 날들.
그럴 때마다 생각하게 된다.

내가 아는 그가 정말 그가 맞는 건지,
그가 바라보는 내가 정말 나다운 모습인지.






사랑하는 사람조차,
사실은 자신의 렌즈로 해석하고,
자신의 방식대로 이해한다.

우리는 서로를 ‘안다’고 믿지만,
사실은 ‘믿고 싶은 모습’을

서로에게 투영하고 있는지도 모른다.

진짜 어려운 건,
언어보다 그 안에 담긴 감정의 결이다.
침묵의 의미,
서운함을 꺼내는 방식,
서로를 달래는 태도…

너무나 다른 이 ‘작은 것들’ 사이에서
우리는 자주 어긋난다.







나는 여전히
그를 100% 이해하진 못한다.
언젠가는,
언어보다 마음이 먼저 닿는 날이 오기를 바라며.
오늘도,
나는 다시 그를 이해해보려 한다.

어쩌면 그게,
우리가 계속 사랑을 배워가는 이유일까?










Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus

Nous connaissons-nous vraiment?


« Comment peut-on comprendre mes mots de cette façon? »


Quand l’amour passionné est devenu quotidien,

ses paroles ont commencé à me sonner étrangement.


Nous parlons la même langue,

et pourtant quelque chose se décale.

Les nuances, les expressions, tout différait subtilement.

On dit les mêmes mots,

mais on ne raconte plus la même histoire.


Je parle dans sa langue,

mais ce n’est pas la mienne.

Alors, certains jours,

mes mots semblent

se perdre avant de l’atteindre.


Et je me demande :

'celui que je crois connaître, est-il vraiment celui qu’il est ?'



En Corée, quand on dit merci,
on n’attend pas forcément un de rien en retour.
Le silence suffit ;
l’autre comprend déjà la gratitude derrière le mot.

Quand quelqu’un éternue,
on ne dit pas forcément à tes souhaits.
On tend un verre d’eau,
et ce simple geste, discret et doux,
contient toute la bienveillance coréenne.

Nous avons grandi dans un monde
où l’on devine le cœur avant d’entendre les mots.
C’est cela, la tendresse à la coréenne :
les émotions précèdent toujours le langage.
J’ai grandi dans ce pays où le cœur parle avant la bouche.


Mais en France,
toutes les émotions doivent être complétées par les mots.
Après un merci, il faut un de rien.
Et le silence, ici, n’est pas une preuve d’attention —
c’est souvent perçu comme une distance.

J’ai fini par comprendre cette différence,
mais il m’a fallu du temps pour qu’elle devienne naturelle.




« Notre maison », « notre famille », « notre mari »…
En Corée, nous disons notre plus souvent que mon.
C’est ainsi que nous avons appris à exister :
non pas seuls, mais reliés aux autres.

Ce mot nous est une promesse de chaleur et de protection.
Être dans le nous,
c’est ne pas être seul.

Partager un repas,
ressentir ensemble la fatigue ou la peine,
c’est une manière de dire je t’aime.

Même un simple ça va aller,
ou un fighting ! dit avec un sourire,
porte des phrases invisibles :

Je te comprends. J’espère que tu n’as pas trop souffert.




En France, tout tourne autour du moi.
Mon mari, mon enfant, ma maison.

Ce n’est pas de l’égoïsme,
c’est une forme de respect de soi.
Ce n’est pas pour rejeter l’autre,
c’est une manière de dire :

> Je suis ici. J’existe.



Car ici, on croit que le vrai lien naît
quand deux individus, pleinement eux-mêmes,
se rencontrent.

La sincérité passe avant l’empathie,
la vérité avant la retenue.
Et souvent,
les frontières du moi et du toi
se dessinent avant le nous.




La Corée dit :

> « Parce que nous sommes ensemble, tout ira bien. »



La France répond :

> « Parce que nous sommes différents, nous pouvons être ensemble. »



Deux phrases belles et vraies,
aucune n’a tort.

Mais moi, élevée dans la chaleur du nous,
je me suis souvent perdue dans son moi.

Quand il était en colère,
il se réfugiait dans sa grotte.
Et même quand sa colère retombait,
il ne disait rien.
Son silence, pour lui, c’était le repos.
Pour moi, c’était la distance.

J’avais aimé sa parole —
c’est même pour cela que je l’ai épousé.
Mais après le mariage,
ses mots se sont faits rares.

Il parlait encore au monde,
mais plus autant à moi.

À cette époque,
je croyais que son silence voulait dire
qu’il ne m’aimait plus.

Aujourd’hui, je sais :
son silence disait qu’il avait besoin de respirer.

Ma langue, c’était l’empathie.
La sienne, le silence.







Chacun de nous voit le monde à sa manière,

et comprend les autres

à travers son propre regard.


Je le comprends à ma façon,

il me lit dans sa langue.


Les femmes et les hommes pensent si différemment,

expriment leurs émotions de façons si distinctes.

N'est-ce pas pour cela qu'on dit

« les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus » ?



À cette différence s'ajoute pour nous

l'écart d'une autre culture, d'une autre langue.



Les mots passent,

mais parfois les cœurs ne se rejoignent pas.

Alors je me demande :


l’homme que je crois connaître est-il vraiment lui ?

Et la femme qu’il voit, est-elle vraiment moi ?





Même ceux qu’on aime,

on les comprend à travers notre propre prisme.


Nous croyons nous « connaître »,

mais peut-être ne faisons-nous que projeter l'un sur l'autre « l'image que nous voulons croire ».


Le plus difficile n’est pas la langue,

mais la texture du sentiment qu’elle transporte

— le sens d’un silence, la manière d’exprimer la déception, ou celle d’apaiser l’autre.


C'est dans ces « petites choses » si différentes

que nous nous décalons si souvent.






Je ne le comprends toujours pas à 100%.
Mais j’espère qu’un jour,
nos cœurs se parleront sans mots.
Aujourd’hui encore,
j’essaie à nouveau de le comprendre.

Peut-être est-ce pour cela que nous continuons d'apprendre à aimer ?