함께라는 말이 낯설고도 따뜻했던 그때
사랑이라는 이름 아래 우리의 속도는 빠르고 거침없었다.
가족들에게 천천히 알릴 겨를도 없이,
말 그대로 내 쪽에선 숟가락 하나 없이 시작된 결혼이었다.
내 친구 몇 명, 그의 친구들, 그리고 그의 어머니까지.
열댓 명이 모인 작은 결혼식.
나의 가족은 아무도 함께하지 못했다.
시청에서 서약을 마치고, 친구네 샴페인 하우스에서 건배를 나눈 뒤
다 같이 파리로 올라갔다.
한국 식당에서 저녁을 먹고, 지하 노래방에서 노래를 부르고,
와인 바에서 웃으며 하루를 마무리했다.
그렇게 조금은 엉성하고도 따뜻하게,
우리의 결혼생활은 막을 올렸다.
나는 파리를 떠나 그가 사는 도시로 이사했고,
그는 홀로 생계를 책임지게 됐다.
일자리를 구하지 못한 나는
그의 하루가 조금이라도 가벼워지길 바랐다.
당시 사람을 상대하는 일을 했던 그는 자주 지쳐 있었다.
그런 그가 퇴근하고 돌아오면
따뜻한 밥 냄새가 반겨주고,
정돈된 집에서 마음 편히 쉴 수 있었으면 했다.
행복하고 단란한 가정에서 자라지 못한 나는
그런게 ‘행복’이라고 믿었다.
저녁 식탁 앞에 마주 앉아,
좋은 일이든 안 좋은 일이든 편히 이야기 나누는 것.
서로의 하루를 나누며 웃는 그런 평범한 순간들 말이다.
그가 돌아온 어느 날 저녁,
그의 도시에 전업주부로 있던 나에겐 이야기거리가 많지 않았다.
그래도 무슨 이야기라도 건네고 싶었다.
"오늘, 설거지하다가 컵을 하나 깼어."
그 말이 그렇게 큰 화를 일으킬 줄은 몰랐다.
작은 것 하나에도 좋은 걸 고르던 그.
혼자 모든 걸 책임져야 한다는 현실이
그를 힘들게 했던 걸까.
그의 반응은 내 예상보다 훨씬 컸다.
‘컵을 하나 깼을 뿐인데…’
나는 단지 대화를 시작하고 싶었을 뿐인데,
그날의 저녁은 싸늘하게 식어버렸다.
작은 일에도 화를 내는 그.
그의 화내는 포인트는 도무지 이해할 수 없었다.
가끔 툭 튀어나오는 그의 한마디에 마음이 서운할 때도 있었지만,
‘오늘은 피곤했겠지.’ 하고 스스로를 달랬다.
그래서 나는 어떤 것도 그에게 부탁하지 않았다.
그저 내가 할 수 있는 것부터 시작하고 싶었다.
그게 나의 방식이었고, 사랑이라고 믿었다.
서로의 부족함을 감싸주며,
아무 일 없는 하루조차 함께 나누며 쉬어갈 수 있는 사람.
그 시절 나는 그런 부부가 되고 싶었다.
그리고 그에게 좋은 아내이고 싶었다.
아직 ‘부부’라는 말이 어색했던 그때,
나는 우리가 잘 지내길 바랐다.
내 방식대로, 내 속도로,
서툴지만 진심을 다하면
언젠간 그도 나와 같은 곳을 보게 되리라 믿었다.
하지만 그 시절,
어쩌면 우리는
같은 곳이 아닌,
서로를 바라보고 있었던 게 아닐까.
Sous le nom de l'amour, notre rythme était rapide, sans retenue.
Sans même le temps de prévenir nos famille,
ce fut un mariage commencé littéralement sans rien, pas même une cuillère de mon côté.
Quelques-uns de mes amis, les siens, et sa mère.
Une quinzaine de personnes à peine.
Aucun memebre de ma famille n'avait pu venir.
Après les vœux échangés à la mairie, nous avons levé nos verres chez un ami, puis pris la route vers Paris. Un dîner dans un restaurant coréen, quelques chansons dans un karaoké en sous-sol, et la soirée s’est terminée en riant dans un bar à vin.
Ainsi, un peu maladroitement mais avec chaleur,
notre vie de couple a levé le rideau.
J'ai quitté Paris pour m'installer dans sa ville.
Il est devenu seul responsable du foyer.
Sans emploi, je voulais simplement alléger, un peu, le poids de ses journées.
Il travaillait au contact des gens, et rentrait souvent épuisé.
Je voulais qu'en franchissant la porte,
il soit accueilli par l'odeur d'un plat chaud,
et qu'il puisse enfin détendre dans un intérieur paisible.
N'ayant pas gradi dans une famille unie,
je pensais que le bonheur, c'était peut-être ça :
se retrouver le soir autour d'une table,
parler de tout et de rien,
rire ensemble, tout simplement.
Un soir, il est rentré.
Moi, femme au foyer dans sa ville,
je n'avais pas grand-chose à raconter.
Mais j'avais envie de dire quelque chose.
"Aujourd'hui, j'ai cassé un verre en faisant la vaisselle."
Je ne savais pas que cette phrase allait déclencher une telle colère.
Il aimait toujours choisir les plus belles choses,
même les petites choses.
Peur-être que le poids de tout porter seul
était devenu trop lourd.
Sa réaction m’a dépassée.
« Ce n’était qu’un verre… » pensais-je.
Je voulais juste amorcer une conversation,
mais ce soir-là, notre dîner s’est refroidi dans un silence glacé.
Il se mettait en colère pour des broutilles.
Je ne comprenais pas vraiment ce qui pouvait tant le blesser.
Parfois, une simple phrase de sa part me blessait,
mais je me disais : « Il a dû passer une mauvaise journée. »
Alors, je ne lui demandais rien.
Je voulais simplement faire ma part.
C’était ma manière d’aimer,
et je croyais que c’était ça, l’amour.
Accepter les imperfections de l'autre,
partager même les journées sans histoire,
trouver dans l'ordinaire un endroit où respirer à deux -
à cette époque, c'était mon rêve.
Je voulais être une bonne épouse pour lui.
À cette époque où le mot “ensemble” sonnait encore étrangement,
je voulais simplement que nous soyons heureux.
À ma manière, à mon rythme,
avec maladresse mais avec sincérité,
je croyais qu'un jour,
il finirait par regarder dans la même direction que moi.
Mais
peut-être qu'à cette époque,
nous ne regardions pas le même horizon.
Peut-être que, tout simplement,
nous ne faisions que nous regarder l'un l'autre.