Le Cimetière marin
*사진: Unsplash
이 평온한 지붕 위를 비둘기들이 걷는다.
소나무 사이에서 바람이 떨리고, 무덤들이 숨 쉰다.
정오의 태양은 공평하게 불빛을 엮어
바다를 만든다 — 바다, 늘 새로 태어나는 바다!
사유의 끝에서 얻는 보상은,
신들의 고요함을 오래 바라보는 이 한순간이리.
얼마나 순수한 빛의 노동이여,
보이지 않는 거품 속 다이아몬드를 태우는 불꽃들.
그 속에 태어나는 평화는 얼마나 맑은가!
심연 위로 해가 머물 때,
영원한 원인의 작품들 속에서
시간은 반짝이고, 꿈은 앎이 된다.
견고한 보물, 미네르바의 단순한 신전,
고요가 쌓인 덩어리, 눈에 보이는 예비된 침묵,
불길 아래 깃든 잠의 바다여 —
오, 나의 침묵이여, 영혼 속의 건축물이여,
황금빛 기와가 천 개로 덮인 정신의 지붕이여!
시간의 신전이여, 한숨 하나로 요약되는 존재여,
나는 그 순수한 꼭대기로 오르며 익숙해진다.
내 시선은 사방의 바다로 둘러싸이고,
신들에게 드리는 나의 제물처럼
고요한 빛은 위로 흩어지며
초월의 경멸로 하늘을 물들인다.
열매가 달콤한 즙으로 녹듯,
부재는 입 안에서 기쁨으로 바뀌어
형태를 잃는다.
나는 여기서 나의 미래의 재를 맡는다.
하늘은 타오르는 영혼에게 노래한다 —
저편의 땅이 물결로 바뀌는 노래를.
아, 아름다운 하늘이여, 진실한 하늘이여,
변해가는 나를 바라보라.
오만과 이상한 무위의 시간들을 지나
나는 이 눈부신 공간에 나를 맡긴다.
죽은 자들의 집 위로 내 그림자가 지나가며
그 연약한 움직임에 길들여진다.
정오의 횃불 아래 놓인 영혼이여,
나는 너를 붙든다 —
잔혹하되 공정한 빛의 정의여!
나는 너를 너의 첫 자리에 돌려보낸다.
스스로를 보라 — 그러나 빛을 돌려보내려면
그 반쪽은 어둠이어야 하리.
오, 나 홀로, 나를 위해, 나 안에서,
마음 곁, 시의 근원에서,
허공과 순수한 사건 사이에서
나는 내 내면의 울림을 기다린다.
쓴맛과 어둠과 메아리의 저수조여,
영혼 속에 영원히 울리는 빈 공간이여.
오, 숲의 잎사귀 속에 갇힌 거짓 포로여,
가느다란 울타리를 삼켜버리는 바다여,
내 닫힌 눈 위로 번쩍이는 비밀의 빛이여,
어떤 육체가 나를 게으른 종말로 끌고 가며,
어떤 이마가 이 뼈의 땅으로 나를 당기는가?
그 한 점 불꽃이, 부재한 이들을 기억한다.
물질 없는 불로 가득한 성스러운 땅이여,
빛에 바쳐진 지상의 조각이여,
나는 이곳을 사랑한다 —
금빛과 돌과 어둠의 나무로 짜여진,
대리석이 그림자 위에서 떨리는 이곳을.
바다는 충직하게 내 무덤 위에 잠든다.
찬란한 사냥개여, 우상 숭배자를 몰아내라!
나는 목자의 미소로 혼자서
고요한 무덤들의 흰 양떼를 오래 지킨다.
비둘기들을 멀리하고, 헛된 꿈들을,
호기심 많은 천사들을 물리쳐라.
이곳에 오면, 미래는 게으르다.
곤충 한 마리가 마른 흙을 긁고,
모든 것은 불타고, 흩어지고, 공기 속으로 녹아
어떤 엄숙한 본질로 돌아간다.
삶은 넓다, 부재에 취해 있기 때문이다.
쓸쓸함은 달고, 정신은 맑다.
숨겨진 죽은 자들은 이 땅속에서 편히 있다.
이 흙은 그들의 비밀을 말리고 덮어준다.
위로는 정오, 움직임 없는 정오,
스스로를 생각하고 스스로에 합당한 정오,
완전한 머리, 완벽한 관이여,
나는 너 안에서 비밀스런 변화를 느낀다.
너는 나만으로 너의 두려움을 담고 있다.
나의 후회, 의심, 제약은
너의 거대한 다이아몬드의 흠일 뿐이다.
그러나 대리석 무게 아래의 밤 속에서
나무뿌리 근처의 흐릿한 무리들은
이미 너의 편을 들고 있다.
그들은 두터운 부재 속으로 녹아들었다.
붉은 흙은 하얀 종족을 삼켰다.
살아 있음의 선물은 꽃 속으로 옮겨갔다.
죽은 자들의 친숙한 말들,
그들의 예술, 그들의 독특한 영혼들은
이제 애벌레의 실로 변했다.
간지럼을 타는 소녀들의 날카로운 웃음,
눈, 이, 젖은 속눈썹,
불장난 치는 가슴,
입술 위의 빛나는 피,
저항하던 손끝들 —
모두 흙 아래로 들어가, 다시 순환 속으로 돌아간다.
그리고 그대, 위대한 영혼이여,
그대는 이제 거짓 없는 꿈을 꾸리라 믿는가?
육체의 눈에만 비치는 황금빛 환상을 버리고
증기로 변한 채로 노래할 수 있겠는가?
모든 것이 흘러간다! 나의 존재는 스며든다!
성스러운 초조마저도 사라진다!
야윈 불멸이여, 검고 금빛의 위안이여,
죽음을 어머니의 품으로 둔 무서운 위안이여,
아름다운 거짓말, 경건한 속임수여!
누가 그 공허한 두개골, 그 영원한 웃음을
모른 채, 혹은 거부하지 않으랴?
깊은 아버지들이여, 비어 있는 머리들이여,
흙더미 아래 눌린 채,
이제는 땅이 되어 우리의 발걸음을 섞는 자들이여!
진짜 좀먹는 자, 부정할 수 없는 벌레는
너희가 아니다, 너희는 잠들었으니까.
그는 살아 있다, 그리고 나를 떠나지 않는다.
사랑일까, 혹은 자기혐오일까?
그의 숨은 이빨이 나와 너무 가까워
모든 이름이 그에게 어울린다.
상관없다! 그는 본다, 원한다, 꿈꾼다, 만진다.
그는 내 살을 좋아하며, 내 침대 위에서도
나는 여전히 그에게 속해 살아 있다.
제논이여! 잔혹한 제논이여! 엘레아의 제논이여!
너는 나를 그 날개 달린 화살로 꿰뚫었구나 —
날고 있으나 날지 않는 그 화살로!
그 소리 속에서 나는 태어나고, 그 화살에 나는 죽는다.
아, 태양이여! 영혼에게 거북의 그림자를 드리우는 자여,
멈춰선 아킬레우스여, 큰 걸음으로도 제자리에 머무는 존재여!
아니, 아니야! 일어서라! 이어지는 시대 속으로!
내 몸이여, 이 사유의 형상을 깨뜨려라!
내 가슴이여, 바람의 탄생을 마셔라!
바다에서 불어온 서늘한 숨결이
내 영혼을 되돌려준다 — 오, 짠 능력이여!
파도 속으로 달려가 다시 살아나리라!
그래, 거대한 바다여, 광기에 취한 생명이여,
표범의 가죽 같은, 태양의 구멍난 망토여,
천 개의 우상을 비추는 절대의 뱀,
스스로의 푸른 살을 물어뜯는 자여,
소란과 침묵이 하나 되는 곳이여!
바람이 분다! 살아야겠다!
넓은 공기가 나의 책을 열고 닫는다.
바위에서 분말처럼 터지는 파도여!
날아가라, 눈부신 페이지들이여!
부서져라, 기쁜 물결들이여!
비둘기들이 걷던 이 평온한 지붕을 부숴라!
Le Cimetière marin
BY Paul Valéry
Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pin palpite, entre les tombs ;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée !
Ô récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux !
Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant d’imperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir !
Quand sur l’abîme un soleil se repose,
Ouvrages purs d’une éternelle cause,
Le Temps scintille, et le Songe est savoir.
Stable trésor, temple simple à Minerve,
Masse de calme, et visible réserve,
Eau sourcilleuse, Œil qui gardes en toi
Tant de sommeil sous un voile de flamme,
Ô mon silence !… Édifice dans l’âme,
Mais comble d’or aux mille tuile, Toit !
Temple du Temps, qu’un seul soupir résume,
À ce point pur je monte et m’accoutume,
Tout entouré de mon regard marin ;
Et comme aux dieux mon offrande suprême,
La scintillation sereine sème
Sur l’altitude un dédain souverain.
Comme le fruit se fond en jouissance,
Comme en délice il change son absence
Dans une bouche où sa forme se meurt,
Je hume ici ma future fumée
Et le ciel chante à l’âme consumée
Le changement des rives en rumeur.
Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change !
Après tant d’orgueil, après tant d’étrange
Oisiveté, mais pleine de pouvoir,
Je m’abandonne à ce brillant espace,
Sur les maisons des morts mon ombre passe
Qui m’apprivoise à son frêle mouvoir.
L’âme exposée aux torches du solstice,
Je te soutiens, admirable justice
De la lumière aux armes sans pitié !
Je te rends pure à ta place première :
Regarde-toi !… Mais rendre la lumière
Suppose d’ombre une morne moitié.
Ô pour moi seul, à moi seul, en moi-même,
Auprès d’un cœur, aux sources du poème,
Entre le vide et l’événement pur,
J’attends l’écho de ma grandeur interne,
Amère, sombre, et sonore citerne,
Sonnant dans l’âme un creux toujours futur !
Sais-tu, fausse captive des feuillages,
Golfe mangeur de ces maigres grillages,
Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,
Quel corps me traine à sa fin paresseuse,
Quel front l’attire à cette terre osseuse ?
Une étincelle y pense à mes absents.
Fermé, sacré, plein d’un feu sans matière,
Fragment terrestre offert à la lumière,
Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,
Composé d’or, de pierre et d’arbres sombres,
Où tant de marbre est tremblant sur tant d’ombres ;
La mer fidèle y dort sur mes tombeaux !
Chienne splendide, écarte l’idolâtre !
Quand solitaire au sourire de pâtre,
Je pais longtemps, moutons mystérieux,
Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes,
Éloignes-en les prudent colombes,
Les songes vains, les anges curieux !
Ici venu, l’avenir est paresse.
L’insect net gratte la sécheresse ;
Tout est brûlé, défait, recu dans l’air
À je ne sais quelle sévère essence…
La vie est vaste, étant ivre d’absence,
Et l’amertume est douce, et l’esprit clair.
Les mort cachés sont bien dans cette terre
Qui les réchauffe et sèche leur mystère.
Midi là-haut, Midi sans mouvement
En soi se pense et convient à soi-même…
Tête complète et parfait diadème,
Je suis en toi le secret changement.
Tu n’as que moi pour contenir tes craintes !
Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes
Sont le défaut de ton grand diamant…
Mais dans leur nuit toute lourde de marbes,
Un peuple vague aux racines des arbres
A pris déjà ton parti lentement.
Ils ont fondu dans une absence épaisse,
L’argile rouge a bu la blanche espèce,
Le don de vivre a passé dans les fleurs !
Où sont des morts les phrases familières,
L’art personnel, les âmes singulières ?
La larve file où se formaient de pleurs.
Les cris aigus des filles chatouillées,
Les yeux, les dents, les paupière mouillées,
Le sein charmant qui joue avec le feu,
Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,
Les derniers dons, les doigts qui les défendent,
Tout va sous terre et rentre dans le jeu !
Et vous, grande âme, espérez-vous un songe
Qui n’aura plus ces couleurs de mensonge
Qu’aux yeux de chair l’onde et l’or font ici ?
Chanterez-vous quand serez vaporeuse ?
Allez ! Tout fuit ! Ma presence est poreuse,
La sainte impatience meurt aussi !
Maigre immortalité noire et dorée,
Consolatrice affreusement laurée,
Qui de la mort fais un sein maternal,
Le beau mensonge et la pieuse ruse !
Qui ne connaît, et qui ne les refuse,
Ce crâne vide et ce rire éternel !
Pères profonds, têtes inhabitées,
Qui sous le poids de tant de pelletées,
Êtes la terre et confondez nos pas,
Le vrai rongeur, le ver irréfutable
N’est point pour vous qui dormez sous le table,
Il vit de vie, il ne me quitte pas !
Amour, peut-être, ou de moi-même haine ?
Sa dente secrète est de moi si prochaine
Que tous les noms lui peuvent convenir !
Qu’importe ! Il voit, il veut, il songe, il touche !
Ma chair lui plait, et jusque sur ma couche,
À ce vivant je vis d’appartenir !
Zénon ! Cruel Zénon ! Zénon d’Élée !
M’as-tu percé de cette flèche ailée
Qui vibre, vole, et qui ne vole pas !
Le son m’enfante et la flèche me tue !
Ah ! Le soleil… Quelle ombre de tortue
Pour l’âme, Achille immobile à grands pas !
Non, non !… Debout ! Dans l’ère successive !
Brisez, mon corps, cette forme pensive !
Buvez, mon sein, la naissance du vent !
Une fraîcheur, de la mer exhalée,
Me rend mon âme… Ô puissance salée !
Courons à l’onde en rejaillir vivant !
Oui ! Grande mer de délires douée,
Peau de panthère et chlamyde trouée
De mille et mille idoles du soleil,
Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,
Qui te remords l’étincelante queue
Dans un tumulte au silence pareil,
Le vent se lève !… Il faut tenter de vivre !
L’air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs !
Envolez-vous, pages tout éblouies !
Rompez, vagues ! Rompez d’eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs !